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L’avis du CESE sur les dimensions sociales de l’égalité hommes-femmes

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), a adopté à l’unanimité son avis sur les dimensions sociales de l’égalité hommes-femmes, proposant une série de recommandations visant à faire de la participation de la femme à l’activité économique une

priorité. Le conseil souligne les inégalités persistantes au niveau de l’éducation et de la formation, la vulnérabilité des cheffes de ménage, le manque de protection contre les violences à l’égard des femmes, la faiblesse des dispositifs d’accueil et d’assistance aux victimes de violence due au vide juridique et la persistance du nombre élevé de mariages des mineurs (35.000 chaque année) qui concernent particulièrement les jeunes filles. 
Ce projet d’avis, adopté lors de la soixante deuxième session ordinaire du CESE tenue récemment à Rabat, constate les multiples régressions que connaît la situation sociale des femmes marocaines, malgré les réformes institutionnelles et législatives, indique un communiqué du conseil, rappelant l’examen des rapports sur le volet institutionnel en 2012 et sur la dimension économique en 2014.
Le conseil souligne les inégalités persistantes au niveau de l’éducation et de la formation, la vulnérabilité des cheffes de ménage, le manque de protection contre les violences à l’égard des femmes, la faiblesse des dispositifs d’accueil et d’assistance aux victimes de violence due au vide juridique et la persistance du nombre élevé de mariages des mineurs (35.000 chaque année) qui concernent particulièrement les jeunes filles.
Le CESE, réuni sous la présidence de son président, Nizar Baraka, alerte sur le recul constant du taux d’activité des femmes en milieu urbain qui ne dépasse pas aujourd’hui 18 pc, privant ainsi près de 82 pc des femmes en âge de travailler d’un revenu propre, ou d’un statut social associé à un rôle économique reconnu.
Dans ce cadre, le conseil appelle à œuvrer pour un consensus positif et actif en faveur de l’égalité entre les sexes au niveau de l’ensemble des acteurs politiques, économiques, sociaux et culturels et à recourir à la loi pour sanctionner la discrimination à l’égard des femmes.
Il prône la mise en œuvre d’un programme national de lutte contre le phénomène des mariages «’orfi» (unions par la fatiha), qui permet le développement du mariage des mineurs et de la polygamie et le respect des dispositions de la Moudawana dans ce sens.
Le CESE considère que l’amélioration de la situation sociale des femmes en milieu rural et urbain passe par l’encouragement de la participation des femmes à l’activité économique, participant ainsi à l’élimination de la pauvreté et au renforcement des capacités productives du pays et de sa compétitivité économique.
Il s’agit d’encourager l’auto-emploi et de déployer des mesures préférentielles en faveur de la formation et de l’emploi des femmes en situation de handicap dont 85 pc sont inactives, souligne le communiqué.
Dans le monde du travail, les entreprises sont appelées à s’engager à proscrire toutes formes de discrimination contre les femmes et à favoriser la promotion préférentielle des femmes aux fonctions de responsabilité tant que la parité n’est pas réalisée.
Le CESE préconise de refondre le cadre légal de protection des femmes contre toutes les formes de violence et y définir, d’une manière spécifique, la violence domestique, de doter les centres d’accueil des femmes victimes de violence des moyens nécessaires et de condamner avec sévérité les violences à l’égard des femmes ainsi que le harcèlement sexuel.
Il recommande d’organiser une réflexion «responsable, apaisée et multi-parties prenantes pour apporter des réponses juridiques appropriées aux questions sociétales qui soient de nature à garantir l’égalité des chances, des droits et des traitements entres les femmes et les hommes, et de favoriser la participation des femmes au développement de leur pays», ajoute la même source.
Lors de cette session, le CESE a présenté son projet d’avis sur l’économie de la culture qui traite des défis que rencontrent les activités économiques relatives à la création, la distribution et la consommation de produits et services liés à la production artistique et culturelle, notamment à l’aune de la révolution numérique, et propose des leviers pour une nouvelle politique publique dans le domaine de l’économie de la culture.
Ce projet d’avis sera soumis au vote lors de la prochaine Assemblée Générale du Conseil, précise le CESE, faisant savoir que cette session a connu également la présentation du plan d’action du Conseil au titre de l’année 2017, qui comporte, outre le rapport sur la conjoncture économique sociale et environnementale du Maroc, plusieurs sujets d’auto-saisines proposés par les sept commissions permanentes du Conseil.
Ces auto-saisines concernent les échanges économiques entre le Maroc et les autres pays d’Afrique, le régime foncier et le patrimoine foncier, l’immigration et le marché du travail, la sous-traitance et les conditions de travail, le statut et dynamisation de la vie associative, la protection sociale, l’économie bleue, une opportunité pour la création de valeur partagée, les villes durables, les contenus culturels dans les médias, la politique de l’habitat en milieu rural et la valorisation des potentialités régionales, moteur de croissance.
 

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