test

Des associations féminines critiquent le projet de loi relatif à la lutte contre la violence à l’égard des femmes

Les participants à une conférence sur ” La 2-ème version du projet de loi de lutte contre la violence à l’égard des femmes”, organisée, mercredi à Casablanca, ont estimé que le projet de loi 130.13 élaboré par le ministère de la Solidarité, de la femme, de la famille et

du développement social en partenariat avec le ministère de la Justice et des libertés, comporte plusieurs “lacunes”.

Pour la coalition “Printemps de la dignité”, qui a initié la rencontre en partenariat avec l’Association marocaine pour les droits des femmes, la seconde mouture du projet de loi connait un recul au niveau du cadre des significations des dispositions juridiques, notamment celles relatives aux différentes formes de violence à l’égard des femmes.

Asmaa El Mehdi, coordinatrice de la coalition “Printemps de la dignité”, stigmatise le retard dans la promulgation de cette loi et dénonce l’absence de volonté de mettre en place une législation à même de protéger les femmes contre la violence et de répondre aux aspirations des femmes marocaines à des législations qui concrétisent les engagements internationaux du Maroc en la matière et mettent en œuvre les dispositions de la Constitution.

Pour sa part Khadija Rougani, juriste, relève que le texte ne répond pas aux dimensions fondamentales pour tout projet visant à lutter contre la violence faite aux femmes, notamment la prévention de la violence fondée sur le genre, la répression, la prise en charge des victimes et l’organisation de la relation entre les différents intervenants à savoir les organisations de la société civile. Elle déplore aussi que cette seconde mouture du projet de loi exclut, plusieurs catégories de femmes, de la protection juridique, dont les mères, les femmes célibataires, les migrantes et les femmes à besoins spécifiques.

Pour remédier aux lacunes, les participants à la rencontre ont présenté une panoplie de recommandations et de propositions visant à protéger les femmes contre la violence de façon juridique en prenant en compte l’aspect social et psychique, a-t-elle dit, soulignant la nécessité de prendre en compte les propositions de ces différents acteurs de la société civile.

Show More

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *