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Pour un Maroc sans « petites bonnes »

Bien souvent, les facteurs déclencheurs du travail des enfants sont la pauvreté des familles, associée à une perte soudaine de revenu. Il faut briser ce cercle en garantissant aux familles indigentes des ressources suffisantes, un revenu sûr et l’accès aux soins de santé

. Ce sont là des mesures de protection sociale qui peuvent aider les familles à résister aux chocs sans avoir à retirer leurs enfants de l’école ni à les faire travailler…
« Nous savons très bien ce qu’il faut faire : la bonne réponse au problème du travail des enfants consiste à combiner la protection sociale, l’instruction universelle obligatoire, formelle et de qualité au moins jusqu’à l’âge minimum d’admission à l’emploi, le travail décent pour les adultes et les jeunes en âge de travailler, une législation efficace et un dialogue social fort3

Au Maroc, le travail domestique des enfants touche, principalement, les filles mineures et, particulièrement, celles issues de familles rurales et suburbaines pauvres et sont appelées « petites bonnes ».
Sur le plan de la protection générale de l’enfant face au travail illégal, les quelques dispositions en vigueur ne concernent pas le travail domestique et sont peu respectées, permissives dans leur effet dissuasif et impraticables dans un large pan du marché de l’emploi.

La concertation du Collectif associatif pour l’éradication du travail des « petites bonnes » avec les différents acteurs concernés fait ressortir les conclusions suivantes :

 L’absence d’une politique globale et intégrée de protection de l’enfant, y compris contre cette pratique, constitue un handicap majeur. La non-application de la loi sur la scolarisation obligatoire constitue un handicap majeur, en particulier, pour les enfants issus de familles démunies.

 L’absence de cadre juridique spécifique pour la protection des enfants contre le travail domestique constitue un vide juridique qui facilite la prolifération de cette pratique inhumaine et dangereuse.

 La confusion dans les responsabilités de l’Etat, des intermédiaires, des employeurs et des parents dans la problématique des « petites bonnes » constitue un prétexte de déculpabilisation pour tous ces acteurs.

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