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L’Association démocratique des femmes du Maroc contre le projet de loi sur l’Autorité de la parité

L’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) est mécontente du 2015-04-24 et le fait savoir.

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 5 mars, l’association a jugé le projet de loi à la limite de l’inconstitutionnel, car il « ne répond ni aux exigences constitutionnelles ni à celles des conventions internationales relatives aux droits des femmes en particulier », selon Samira Bikarden, la présidente de l’ADFM.

L’association reproche au gouvernement d’avoir élaboré une mouture plus régressive que celle présentée en 2013, et amplement critiquée par les associations féministes. Pour Samira Bikarden, « ce projet de loi fait abstraction des propositions et recommandations émises ces trois dernières années par les différents intervenants, dont le Conseil national des droits de l’homme, les mémorandums présentés par les associations de la société civile et les propositions de loi des partis politiques, lesquels présentent dans leur ensemble une plate-forme de réflexion ». « L’opinion publique nationale s’attendait à une loi qui réponde à l’esprit et à la lettre de la constitution de 2011 », déplore-t-elle.

L’ADFM juge les attributions de l’Autorité pour la parité insuffisantes, puisque le projet de loi « restreint les attributions de l’APALD et ne l’autorise qu’à présenter un avis, présenter des propositions, présenter des recommandations, organiser des formations, sensibiliser et élaborer des études », toujours selon Samira Bikarden, qui juge que « l’instance ne pourra aucunement influer sur les politiques publiques relatives à l’instauration de l’égalité, de la parité et de la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes » avec ces attributions. La députée PAM Fatiha Layadi, qui compare l’instance à « une coquille vide » vu « son rôle uniquement consultatif », abonde dans le même sens.

La composition de l’Autorité suscite également des critiques, vu que le chef du gouvernement désigne 7 membres des 15 composant l’Autorité, et qu’aucune décision ne peut être prise sans la présence d’au moins les deux tiers des membres de l’instance, ce qui fait craindre des blocages.

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