test

Rapport parallèle sur Beijing+20 / Maroc

Le présent rapport est une contribution de (nombre) d’ONG et de coalitions féministes marocaines qui, saisissent l’occasion de la revue de la mise en oeuvre de la Plateforme de Beijing, 20 ans (PB+20) après son adoption, pour rappeler les principales préoccupations et recommandations relatives à la situation des droits des femmes au Maroc. 

Dans le respect des conditions contenues dans sa résolution E/RES/2013/18, les ONG et coalitions féministes marocaines souhaitent attirer l’attention de la Commission de la Condition la Femme (CSW) sur leurs préoccupations et les recommandations qu’elles préconisent.

Contexte général
Le Maroc, a été partie prenante de toutes les conférences internationales relatives aux droits des femmes : Mexico en 1975, Copenhague en 1980, Nairobi en 1985 et Beijing en 1995. Ainsi, il est tenu par l’application des feuilles de route qui en découlent : Stratégies prospectives d’action de Nairobi pour l’an 2000, Plate-forme de Pékin, Déclaration et Programme d’action de Pékin.

Le Maroc a ratifié la plus part des instruments généraux et internationaux qui contribuent à instaurer et à promouvoir le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes : le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels (PIDESC) et le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques respectivement (PIDCP), ratifiés en 1979 ; la CEDEF (1979) ratifiée en juin 19931 avec des réserves. Le Maroc a déclaré, à maintes occasions, son intention de ratifier son protocole facultatif. Il est donc engagé politiquement et moralement dans le processus de la concrétisation des droits des femmes.

Le Maroc a retiré ses réserves à la CEDEF2 concernant le paragraphe 2 de l’article 9 (transmission de la nationalité aux enfants) et l’article 16 (égalité dans le mariage et le divorce). Il n’a toutefois pas retiré ses déclarations concernant l’article 2, à l’effet que cette disposition s’applique à condition « qu’elle n’aille pas à l’encontre de la charia islamique », et le paragraphe 4 de l’article 15, qui ne s’applique que s’il n’est pas « contraire aux articles 34 et 36 du Code du Statut Personnel »3. La portée de ces déclarations va au-delà d’une simple interprétation de l’article 2 et du paragraphe 4 de l’article 15 et limite en fait l’obligation qu’a le Maroc d’appliquer pleinement ces dispositions.

Show More

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *